Les grappes sont bien là, mais rien n’est gagné.
Cette période est marquée par des températures extrêmement chaudes (même caniculaires sur la moitié du mois d’août) et un manque d’humidité (sauf l’orage de grêle du 2 aout qui nous a aussi amené 30mm d’eau).
La vigne aime plutôt cela, surtout que l’hiver et le printemps dernier ont été particulièrement arrosés. Les réserves au sol vont donc permettre à la plante de se comporter normalement.
Peu d’humidité, égale peu de pression des maladies sur la vigne. Seulement trois traitements à base de soufre et de bouillie bordelaise auront été réalisés durant ces trois mois. Le dernier a eu lieu le 4 août et nous avons « remisé » l’appareil à sulfater.
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| A la fin du mois de juin nous procédons à la tonte de l'herbe qui pousse entre les rangs de vignes. Une rangée sur deux est tondue pour préserver la faune, souvent indispensable pour lutter contre les prédateurs de la vigne. |
Pendant la floraison aucun travail du sol n’est pratiqué pour éviter que la vigne consomme de l’azote sous peine de coulure. Il faut attendre le mois de juin et de juillet pour contrôler l’herbe qui a poussé en abondance dans les vignes suite à l’humidité excessive du début du printemps.
Les techniques culturales que nous employons sont simples, elles consistent à tondre l’herbe. Le but est simple, laisser s’exprimer une flore naturelle puis la contrôler mécaniquement.
Ce travail permet aussi, non pas de nourrir la vigne, mais de nourrir le sol afin que la vigne puisse y puiser tous les éléments essentiels à sa croissance et à l’expression des raisins.
La vigne à besoin par son système racinaire de plusieurs éléments qu’elle va aller chercher en sous-sol (expression minérale) et à la surface du sol.
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Début de la véraison sur le cépage duras au 29 juillet 2009. Pendant cette période, les grains de raisins rentrent dans leur dernière phase qui est le cycle de la maturité. Les grains changent de couleur pour prendre une teinte de plus en plus foncée. |
Pour faciliter ces échanges nous gardons l’herbe qui pousse naturellement et qui va concurrencer les racines, obligeant ces dernières à aller chercher dans le sous-sol l’eau et les éléments nécessaires. Lorsque cette herbe est haute, nous allons la tondre. Cette dernière se transforme en matière organique pour produire de l’humus d’une part, mais aussi des éléments minéralisant comme l’azote, le potassium, les hormones, les protéines, les vitamines, les étamines, etc…
Cette activité biologique de la terre permet une biodiversité très riche. Elle facilite l’expression de nos terroirs si particuliers aidés en cela par un microclimat spécifique.
Cette méthode culturale nous permet aussi d’éviter tout traitement insecticide facilitant ainsi le développement d’une protection naturelle grâce à la richesse de la faune ainsi préservée.
 Grappe de mauzac atteinte par l'orage de grêle. |
Le début du mois d’aout (le 2) aura été caractérisé par un très violent orage de grêle et de vent (tempête) qui a détruit à 100%, 600 ha du vignoble gaillacois (plateau cordais). Un tiers du vignoble aura été touché à plus de 50%. La chance a voulu que nous soyons épargnés par ce phénomène (seulement 5% des grains auront été touché). Cela soulève un certain nombre de problèmes car nous voyons de plus en plus de phénomènes climatiques très marqués. Cela n’est pas sans conséquence sur nos terroirs et nos microclimats. Les dates de vendanges sont de plus en plus précoces, les printemps de plus en plus humides, les températures de plus en plus chaudes. |
Le profil de nos vins est forcement en train d’évoluer, des concentrations plus importantes et des matières moins équilibrées (peu d’acidité).
Le climat change, est-ce la faute de l’homme ? C’est ce qui se dit.
Si nous ne voulons pas que ces phénomènes perdurent, il est de notre devoir de changer de mentalité et d’aller encore plus loin dans le respect de la nature et de notre environnement.
L’homme est allé trop loin dans sa relation avec le vivant. Il veut dominer la nature, ce n’est pas possible. Nous devons réapprendre à l’écouter et à s’y adapter.
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A la fin du mois d'aout, les grappes de duras sont en pleine phase de maturité. Toutes les herbes ont été tondues et les vignes sont prêtes pour les vendanges.
Les dés sont jetés pour ce millésime 2009. Si ce temps sec et chaud continue, nous pourrions avoir de belles choses. |