Juin 2006 - Derniers travaux à la vigne et premiers soutirages des vins

1. TRAVAUX DES VIGNES :
C’est un véritable travail de jardinier qui est réalisé dans les vignes pendant ce mois de juin et les premiers jours de juillet. Cette période est importante pour que la vigne puisse exprimer la véritable typicité de notre terroir.
Relevage, palissage, écimage et rognage occupent donc l’activité de cette période.
La vigne est une liane qui a tendance à pousser vigoureusement vers ses extrémités. Il faut donc la discipliner pour que son énergie se concentre dans l’élaboration qualitative des raisins.

Le relevage et le palissage (uniquement sur vignes conduites sur espaliers) :


Vigne de braucol
avant remontage et ecimage.
Lorsque les branches de la vigne atteignent plus de 50cm nous les passons entre les fils de fer des espaliers pour qu’elles restent bien droites et poussent vers le haut pour aller chercher un maximum de soleil.
Vigne de braucol
après le palissage et l'ecimage.

Cette opération évite l’emmêlement des tiges, et la vigne se trouve ainsi aérée. Le passage dans les rangées de vigne s’en trouve également facilité.
Le relevage et le palissage se pratique chez nous manuellement. Aucune mécanisation n’est possible si on recherche une qualité maximum.

L’écimage et le rognage (sur gobelet et sur espalier) :

Ces deux opérations consistent à ôter une partie des extrémités du feuillage. On réalise une coupe de la végétation par le haut (écimage) et par le coté (rognage).


Prunelard avant rognage.
Après ces deux opérations qui se font en même temps, l’exposition à la lumière et au soleil est beaucoup plus importante, la vigne est aérée et les produits de traitements seront beaucoup plus efficaces (on peut ainsi réduire les doses).

Prunelard après rognage.

Le rognage va aussi permettre d’éliminer les repousses qui repartent de la base des branches et qui vont empêcher une bonne aération des raisins tout en consommant une partie de l’énergie de la vigne.
Ces deux opérations se font au moment où les branches font plus de 1,20m.

Serpette qui sert à couper
le bout des branches.
L’écimage ne se fait qu’une seule fois et on évite pendant l’été de couper les repousses du haut de la vigne (ces feuilles jeunes sont importantes pour que la plante fabrique le sucre dans les raisins).
Il y aura par contre deux ou trois rognages pour obliger, justement, la vigne à pousser vers le haut. Il n’ y aura qu’un seul passage sur les gobelets.

Ces deux travaux se font la aussi manuellement et à l’aide d’une serpette qui va trancher les extrémités des branches. Deux avantages au moins dans ce travail manuel, en premier lieux on évite par le passage d’engin motorisé, un tassement de la terre à une époque ou elle à besoin de beaucoup d’aération (sécheresse de l’été), et, dans un deuxième temps, ce contact manuel avec la vigne permet de s‘adapter à chaque pied de vigne.


2. TRAVAIL DANS LA CAVE : LE SOUTIRAGE DES VINS
Les premiers soutirages des vins du millésime 2005 se font pendant ce mois de juin.
Le vin, avec le froid de l’hiver, s’est éclairci, la deuxième fermentation (malo-lactique) vient de s’achever. Le soutirage va pouvoir se faire.
C’est une opération importante dans l’élevage, outre la séparation du vin clair de ses dépôts (les lies), il permet le dégazage.


Soutirage des vins
du millésime 2003.
Le transvasement d’un récipient vers un autre permet au CO2 de disparaître. Des précautions doivent être prises pour éviter qu’une trop grande quantité d’oxygène ne pénètre à l’intérieur du vin (risque d’oxydation).
Après ce travail sur les vins de l’année il va falloir préparer les mises en bouteilles qui auront lieu en juillet.

Le soutirage et l'assemblage
du millésime 2003
se fait avec aération.
La colle d'oeuf est ajoutée
à ce moment là.


Soutirage avec aération et remplissage des barriques avec le millésime 2005.

L’élevage en barrique du millésime 2003 est terminé, il aura duré 24 mois. On soutire un à un les fûts pour réaliser l’assemblage, l’aération et le collage.
L’aération est absolument nécessaire, après 24 mois à l’abri de l’air, pour aider à la disparition des goûts de réduits et créer les conditions nécessaires aux développements des aromes.
Le collage est pratiqué à l’aide de blanc d’œuf battu en neige (un œuf par hectolitre) et mélangé au vin au cour du soutirage. Cette colle d’œuf va se déposer au fond de la cuve en entraînant avec elle les particules en suspension.

Le millésime 2005 est en fûts.

Cette technique de clarification améliore considérablement le goût du vin en le déchargeant de tous les éléments qui pourraient masquer les caractéristiques gustatives.
Au cour de ces différents soutirages, et mis à part les colles rajoutées, aucun intrant extérieur ne sera rajouté aux vins. Nous n’utilisons jamais de SO2 à l’étape du soutirage.
Site réalisé et hébergé par Crypteo