Mai 2006 - Ebourgeonnage, épamprage et sarclage

C’est encore à la vigne ou l’activité de ce mois est la plus forte. Les premiers traitements viennent de ce réaliser et les labours sont toujours en court. Mais d’autres travaux sont indispensables pour assurer déjà des bonnes conditions pour favoriser la meilleure qualité possible. Ces travaux sont les suivants: l’ébourgeonnage, l’épamprage et le sarclage.



L’ EBOURGEONNAGE : Cette opération consiste à enlever les jeunes branches inutiles situées sur le courson ou le bois de l’année précédente.




Souche de braucol avant ébourgeonnage.
Cette opération s’effectue dès que les tiges font environ 10 cm et avant la floraison (après la floraison il vaut mieux éviter de pénétrer à l’intérieur de la souche).
Toutes nos vignes sont travaillées de cette façon et cette manipulation très contraignante demande une attention très particulière car il faut laisser le nombre suffisant de branches et de raisins pour envisager un millésime de grande valeur.

Souche de duras avant ébourgeonnage :
il y a un nombre important de rameaux
sur ce pied de vigne.

Ce travail ne peut-être réalisé que à la main, il est long et physiquement éprouvant car il faut rentrer la tête à l’intérieur de la végétation pour bien voir ce qu’il faut enlever et ce qu’il faut laisser.
Cette pratique amène beaucoup d’avantage. Elle permet une réduction de la densité du feuillage et les grappes sont donc mieux aérées (moins de sensibilité aux maladies à champignons). Les sucres produits par la vigne sont redirigés vers les grappes conservés et améliorent ainsi la maturité de la future récolte. Le raisin profite aussi de beaucoup plus de soleil et si habitue très tôt. L’ébourgeonnage, est, après la taille, le seul moyen qualitatif de réguler la production et obtenir des vins de grandes qualités, beaucoup plus qualitative que la vendange en vert qui est le résultat d’un constat d’échec dans la conduite du vignoble.
Par contre cette technique n’est pas sans danger puisque on anticipe très en avance sur le volume de la future récolte à un moment ou les intempéries de fin de printemps ou d’été (grêle, sécheresse, etc…) peuvent encore la réduire.
     
Souche de braucol après ébourgeonnage.

Souche de duras après ébourgeonnage :
Il ne reste plus que 5 rameaux qui donneront la prochaine recolte. On constate la reduction de la densité du feuillage.



L’EPAMPRAGE : Cette opération est également indispensable, elle vise à éliminer les branches (appelées pampres ou gourmands) qui poussent sur le pied des ceps de vignes.



Cela se réalise en même temps que l’ébourgeonnage. Un deuxième passage se fera fin juin début juillet pour éliminer celles qui seraient reparties.
Le cep nourrit inutilement ces rameaux non fructifères. Ils favorisent le maintient de l’humidité en cas de printemps pluvieux, et ils favorisent aussi le développement de certaines maladies (mildiou…).
L’épamprage est fait à la main. C’est moins contraignant que l’ébourgeonnage.



LE SARCLAGE : Le sarclage ou raclage de la vigne ne se fait chez nous que sur un peu plus d’un hectare et demi.




Le sarclage se fait
avec un outil à main.

Rangées de vigne
avant le travail suoerficiel du sol.

Le debut d'une rangée
qui vient d' être sarclé.

C’est en mai la meilleure période pour le réaliser car le sol n’est pas encore trop dur et toutes les herbes ont commencé à pousser.
Cette pratique outre le fait d’éliminer l’herbe, permet de briser la surface du sol qui a tendance à durcir et à se compacter. Cela améliore la structure et l’aération du sol. Cette technique de travail ne permet que de travailler superficiellement car on ne brise que la croûte. Ce travail se réalise avec des outils à main et nous ne faisons que la bande de terre sous les souches.



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